Le cafe

Le caféier

Le caféier est de la famille des rubiacées, on le rencontre dans les régions comprises entre les tropiques du cancer et du capricorne à des altitudes variant entre 300 et 2000 mètres. Les caféiers d’altitude se trouvent sous un léger couvert végétal conformé d’espèces forestières ou simplement de bananiers car ils ont généralement besoin de protection contre le soleil.

Actuellement les arbustes peuvent atteindre une hauteur de 3 à 4 mètres (parfois beaucoup plus pour les espèces créoles) et une longévité de 20 ans. La production d’un plant équivaut à plus ou moins 250 grammes de café torréfié. 

Les fruits sont des drupes ovoïdes ressemblant à une cerise. Une fois enlevée, la pulpe de cette cerise libère deux grains protégés chacun par leur parche (l’endocarpe) et enrobés d’une « pourriture noble » qui sera éliminée grâce au procédé de fermentation à sec.

Les grains sont ensuite lavés pour être séchés au soleil ou dans des sécheuses mécaniques à brûleurs à mazout ou à parche. Le taux d'humidité des grains devra être de 12 %. Au contraire de cette méthode dite "humide" donnant le café de meilleure qualité, il existe aussi la méthode sèche, c'est à dire que les fruits ne sont  débarrassés de leur pulpe qu'après leur séchage. Avant d’être exporté, le café sera débarrassé de sa parche et appelé ainsi « café vert ». 

Le café Robusta est plus résistant et peu s’adapter ainsi aux conditions plus difficiles rencontrées dans les plaines.Les grains sont plus ronds et plus petits que les arabicas mais surtout hautement caféinés.

Le café Arabica ne pousse qu’à des altitudes supérieures à 700 mètres et sont exigeants sur la qualité des sols. Plus un café sera cultivé en altitude et plus ses arômes seront fins. Les grains sont de forme allongée et aussi peu caféinés. Le prix des arabicas est plus élevé que les robustas.

Une marchandise boursière

Leur café fait partie des marchandises boursières qui se commercialisent sur le marché international, sujet aux aléas de la production, à la spéculation, et autres phénomènes qui échappent non seulement au contrôle, mais aussi à la compréhension des petits et moyens producteurs.

Il n’y a pas de doute non plus que les petits producteurs ne sont pas des acteurs de poids sur cette scène et restent exposés à la tyrannie qu’imposent les grands producteurs, les exportateurs, les multinationales. Dans cette perspective, les producteurs doivent trouver les moyens de commercialiser leur production d’une autre manière.

Jusqu’à ce jour les grands bénéfices du commerce du café bénéficient aux grands capitaux, les spéculateurs, les géants de la consommation,…bref, tous ceuxpour qui chaque individu ne représente qu’un numéro.